Vingt ans à se lever avant l'aube pour être là au bon moment, au bon endroit — et parfois, juste parfois, capturer ce que le jour s'apprête à offrir.
Photographe naturaliste autodidacte basé à Hyères, dans le Var, David Gaultier parcourt la nature méditerranéenne et au-delà pour en rapporter des images qui font voyager. Ses sujets sont aussi divers que sa curiosité est sans fond : oiseaux, mammifères sauvages, insectes en macro, orchidées sauvages, paysages, voie lactée.
Autodidacte depuis le premier jour, David n'a eu ni maître ni école. Chaque sortie est une leçon, chaque photo ratée un enseignement. Ce qui peut sembler une lacune est en réalité une force : un regard libre, non formaté, qui cherche l'image juste plutôt que l'image attendue.
Sa méthode tient en peu de mots : s'asseoir, se taire, attendre. Laisser la nature reprendre ses droits. C'est dans ce silence actif — à l'affût dès 5h du matin quand il le faut — que naissent les rencontres, et avec elles, les images qui font rêver.
Ce que vous voyez dans ses galeries n'est jamais le fruit du hasard. C'est l'aboutissement de dizaines de sorties parfois infructueuses, de nuits sous les étoiles, de matins glacés sur un bord d'étang. La patience comme outil premier.
Formé aux grands espaces de la Sologne — où il croisait chaque matin cerfs, chevreuils et sangliers sur les routes de l'aube — David a tout réappris en s'installant à Hyères il y a une vingtaine d'années. La nature méditerranéenne lui a ouvert un autre monde.
Insectes aux formes fantastiques, orchidées sauvages nichées dans le maquis, cigales et empuses dans la garrigue chaude… puis les nuits provençales, d'une noirceur et d'une clarté exceptionnelles, qui ouvrent la voie à l'astrophotographie.
Car David ne s'arrête pas aux frontières de sa région : les paysages enneigés, les aurores boréales, les milieux alpins font aussi partie de ses destinations, chaque voyage étant une occasion de poser un regard neuf sur ce que la planète a encore à montrer.
Sélectionné pour les 20 ans du Festival International de Photo Animalière de Montier-en-Der en 2016, David y expose ses travaux devant des milliers de visiteurs et de professionnels du monde entier. L'année suivante, sa photographie The Blue Planet Project décroche le Prix Spécial du Jury au concours du festival — consécration d'un parcours mené entièrement en dehors des circuits académiques, par la seule force de la passion et du terrain.
Prix Spécial du Jury — Montier 2017Faire marcher l'imaginaire de ceux qui regardent — voilà le seul critère qui compte quand on appuie sur le déclencheur.